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ZiK BiOTEK

les ZiG-Zags du ZiG

ZiG-ZaG on the ZiK


Ke des eKstraits
de mon eKsistence,
à Koups de Ziks
et de ZiG-ZaGs.

Une musiK,
même si on ne l'ékoute pas,
on l'entend.
Et, kand ce fond sonore
s'est kollé sur nos souvenirs,
il suffit par la suite
de kelkes notes
pour les raviver.
 
Si ce n'est
pour le plaisir de la lekture,
ke ce soit au moins
pour celui des oreilles.





(réduis la fenêtre
de ce ZiK blok ,
et tu pourras vaker
à tes p'tites affaires
en ékoutant)



 


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ANTOINE-JOHNNY 1-1 (60-65) | 30 juillet 2008




Les Beatles avaient entamé le processus...
en cachant leurs oreilles !
Après Antoine,
c'était le nec plus ultra d'avoir des "douilles" jusqu'aux reins !
Les ado's garçons mâles provoquent leurs parents
et mettent en faillite les coiffeurs de tous poils.
Sans oublier le sacro-saint blue jean
comme uniforme de mauvais garçon !
Pas encore les hippies, non, et mai '68 à peine en gestation.

Bien joué, Antoine ! 
Il a mitraillé les ondes d'un seul et unique succès
(a mis au passage Johnny en cage à Medrano)
s'est rempli les poches,
puis s'est fait les voiles sur son voilier...




Réponse du berger à la bergère.
Pour les gamins encore boutonneux,
le combat Johnny-Antoine sur les ondes
efface des mémoires le match
journal Tintin - Journal Spirou
du début des années '60.

Hein, Gusti ? Les Golden Sixties.

Bien avant le match
Mickael Jackson - Prince !

Je ne suis plus très sûr aujourd'hui
d'avoir toujours fait les bons paris !


Publié par topotopzine à 13:41:34 dans zig sixties | Commentaires (3) |

NANA NINA (75-80) | 29 juillet 2008


Quand ta femme et toi êtes seuls dans votre ferme,
que t'es à au moins dix minutes de tout,
entre une vingtaine de chèvres qui ruminent,
une dizaine de chats qui roupillent,
des poules qui sont rangées dans leur poulailler,
un gros chien qui se la pête devant le feu à bois,
et que c'est le soir, bientôt la nuit,
que c'est plein hiver, sous la neige,
et que plus personne ne te visite comme en été,
et que, en plus, tu es mort, crevé
par une journée à avoir rassemblé du bois,
que tu sais que l'eau gèle
dans ton verre sur ta table de nuit,
et que tu n'as plus que tes grimoires
pour te donner des nouvelles du monde,
en vérité, je te le dis,
tu te refiles un pétard entre les lèvres,
et tu t'enfiles en boucle Nina Hagen !
J'ai même donné son nom à mon Briard...


Publié par topotopzine à 22:11:39 dans zig seventies | Commentaires (1) |

BOLERO (80-85) | 29 juillet 2008


(avec, dans l'ordre d'apparition :
Maurice Ravel, Maurice Béjart, Jorge Donn, Claude Lelouch, moi... et les autres !)




Du jour au lendemain, ma seconde femme avait rompu notre relation pour consommer son histoire d'amour avec l'ami commun que nous hébergions.
Le loup était dans la chèvrerie et comment aurais-je pu supporter de vivre avec lui, s'incrustant sous notre toit et dans le lit de ma compagne ?
Nous avons revendu notre troupeau, Lau a gardé le loup. Je suis parti.

Case retour, direction la capitale.

J'erre dans la ville toute la putain de journée,
le soir, je claque mes derniers sous dans un fast-food,
je cotoie les sans-abris
sur le perron de l'église Saint-Nicolas
où ils n'ont pas droit de cité,
même aux heures de messe.

Je provoque le lieu saint
Et, ô mon dieu,
je m'en fais éjecter manu militari.

J'ai pour ma part encore
heureusement quelques amis.
Je loge une nuit ici, deux par là.
Je ne reste pas. Ma fierté me perd.
Ou bien c'est ma souffrance.

Et le matin tout recommence.
Battre les trottoirs,
s'abriter dans les galeries commerçantes,
écluser une bière trappiste ou deux,
me dénicher un point de chute.

Je croise une amie d'une amie,
en rupture elle aussi,
(je l'avais prédit dans mes tarots)
qui m'invite chez elle
et, en passant, au cinéma :
deux heures et quart
où nous nous sommes tenus la main
comme deux parachutés de l'amour.

Deux nuits où nous avons couchés
ensemble par dépit ; de rage, on s'est aimé.
Le jour, elle travaillait.
J'écoutais ses vinyles classiques en lisant, en fumant.
La troisième nuit, j'ai voulu coucher avec son divan.
Et le jour suivant, je m'éclipsais tendrement.

On s'est revus de temps à autre.
Puis, on s'est perdus de vue,
comme il arrive bien souvent.

Publié par topotopzine à 15:53:56 dans zig eighties | Commentaires (3) |

TCHOU TCHOU (55-60) | 28 juillet 2008


Enfant, je rêvais de recevoir un train électrique (mes premières lectures étaient bien probablement les catalogues Marklin). Mes premières lettres à Saint Nicolas (ou Père Noël peu m'importait) n'étaient que listes de rails, de locomotives et de wagons dont j'estimais le coût  au franc près. 
Mais le budget attribué à chaque enfant par le grand Saint était très serré (prétendaient mes parents) et mes calculs les plus pointus se limitaient à un simple circuit ovale, une piteuse locomotive et deux courts  wagons au maximum. Le fantasme du Trans Europe Express s'évanouissait ainsi à grande vitesse et, le 6 décembre, je ne m'attendais plus vraiment à découvrir sous les emballages cadeaux les grandes boites caractéristiques des vitrines de jouets.

J'ai cultivé par la suite l'amour des gares.
Tohu-bohu, va-et-vient, salles des pas perdus et bureau des objets égarés, files aux guichets, croisements sans regard, accolades aux arrivées, petites larmes des départs,  valises sur les escalators, en-cas et canettes, annonces de retard probable dans les haut-parleurs,  affichage des heures et destinations, centres d'information polyglottes, réunion de sans-abris, points de rencontre étrangement vides, ...

Grimper sur le quai (arrivée fracassante de la locomotive), monter dans un wagon.
Coup de sifflet. (En route vers l'aventure). Non, je ne suis pas voyageur dans l'âme.
... Vacances perpétuelles, même si ce n'est que pour dix minutes.

Aujourd'hui,  je fais ma centaine de kilomètres quotidiens.
Et non, je ne suis pas voyageur dans l'âme
mais j'ai toujours un sac sur le dos.



Publié par topotopzine à 13:36:07 dans zig fifties | Commentaires (2) |

ARANJUEZ (65-70) | 27 juillet 2008




Une superbe jeune fille,
toute vêtue de noir,
allongée sur mon lit d'adolescent.
Premiers émois, premier amour.
Mes mains caressantes sous sa jupe,
ses cuisses gainées de bas sombres,
ses soupirs qui respirent le désir,
nos lèvres fureteuses, mon sexe au zénith.
Nous n'irions pas plus loin.
Je la quitterai pour ma première femme
et Martine trouva ailleurs son maître,
un pasteur, elle à qui le noir allait si bien.

Publié par topotopzine à 16:49:19 dans zig sixties | Commentaires (0) |

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