(réduis la fenêtre
Ke des eKstraits
de mon eKsistence,
à Koups de Ziks
et de ZiG-ZaGs.
Une musiK,
même si on ne l'ékoute pas,
on l'entend.
Et, kand ce fond sonore
s'est kollé sur nos souvenirs,
il suffit par la suite
de kelkes notes
pour les raviver.
Si ce n'est
pour le plaisir de la lekture,
ke ce soit au moins
pour celui des oreilles.
de ce ZiK blok ,
et tu pourras vaker
à tes p'tites affaires
en ékoutant)
<< GOURMANDISE | LUXURE | DéROBALLADE >>
L'hôtel était luxueux : à trois cents euros la nuit, on l'imagine bien, revêtu de marbres roses et pavé de bonnes attentions du personnel, très généreusement féminin.
Le jardin attenant regorgeait de luxuriance, d'autant plus qu'il surplombait de vastes étendues de dunes avenantes, hérissées d'oyats turbulents. Une belle jardinière, vêtue de peau et à la chair abondante, y traquait les gourmands avec dextérité et entêtement, sécateur au poing. Je me gardai d'approcher la castratrice et gagnai plutôt la terrasse où j'avais vue sur mer, toute en lames et en bruits de fond, et dont la musique me chatouillait agréablement les narines.
Je me posai comme une mouette curieuse sur un fauteuil. Aussitôt, une jeune femme au sexe glabre vint m'apporter une vaste coupe de melons, ronds et mûrs comme les siens, deux carafes de jus de pamplemousses roses et une incontournable bouteille d'alcool.
Je la caressai distraitement du bout des yeux, tout en me préparant une flûte deux-tiers bouteille et un-tiers carafe. Enfin, je pouvais m'adonner à mon vice favori.
Il consistait à l'attendre, elle.
Et, comme tous les jours à la même heure, elle s'en vint sur la plage, dévêtue comme à son ordinaire, une immense serviette en tissu à la main. Je la laissai s'installer sous le soleil, étirer lascivement son drap orange sur le sable et s'étendre de tous ses membres avant d'y allonger ses courbes et langueurs.
Je la dessinais mentalement dans mes propres draps frais, à l'abandon sur l'oreiller après un tendre matin d'amour insensé. Le blanc chemisier en dentelles découvrait sa poitrine et, couché à ses côtés, je nous resservais tranquillement un cocktail.
La rumeur de notre hôtel la qualifiait de débauchée, d'autres disaient encore que cette femme se baignait davantage dans le stupre que dans la mer. Moi, je n'en pensais rien : je la contemplais de loin en sirotant mes verres, méticuleusement les uns après les autres.
Vint le fond de la bouteille.
Ivre, je touchai le fond.
Je m'étais alors endormi, les sens assouvis.
Extrait de « Les avatars de Monsieur Topo' », roman que je n'écrirai jamais.
illustration de Jean-Baptiste Valadie
Publié par topotopzine à 13:41:57 dans TOF dé... chaîné | Commentaires (12) | Permaliens
22-06-2007 08:34
De MTA Sujet:
franchement Topo'
21-06-2007 18:31
De Topo' @ MTA Sujet:
Un secong rôle ?
21-06-2007 15:30
De MTA Sujet:
puis-je
21-06-2007 15:20
De Topo' Sujet:
... question hôtel,
21-06-2007 15:01
De Topo' @ Saxounette Sujet:
D'ac' ! Je te prends dans mon casting...
21-06-2007 14:56
De SAXO
Sujet:
m'installer au soleil.... Url: [Liens]
21-06-2007 14:48
De SAXO
Sujet:
Bien Topo'.... Url: [Liens]
21-06-2007 14:42
De Topo' Sujet:
J'aurais dû titrer plus hot
21-06-2007 14:17
De Topo' Sujet:
... et, en prime,
21-06-2007 13:52
De Topo' @ Saxounette Sujet:
Pari tenu,
21-06-2007 13:43
De topotopzine
Sujet:
Et voilà, Url: [Liens]
ZiKoms